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"Je pense que je souffre d'ennui chronique, que je me refuse la vie facile. On m'a dit un jour que je refusais d'être heureux.
Je ne suis pas d'accord! Je pense que j'aime que ma vie soit compliquée, que le danger m'attire.
Pourtant j'imaginais être quelqu'un qui aime la stabilité, se conforter dans la simplicité.
Et puis non.
Je me connais si mal que j'ai besoin de voir pour savoir... Je ne sais pas ce que je veux, je sais ce que je ne veux pas. Je ne veux pas que ma vie soit plate comme la surface des lacs. Je ne veux pas non plus me faire happer par ces putains de vagues qui s'abattent sur moi.
J'ai comme l'impression d'avoir un clou dans le coeur qui laisse mes sentiments s'échapper goutte à goutte. Toutes ces gouttes qui coulent le long de moi avant de s'écraser sur le sol, me donnent le vertige et me transforment en bombe à retardement.
Et peu importe qui je blesse en explosant...
De toute manière c'est moi que je détruis."

# Posté le dimanche 13 décembre 2009 05:00

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 08:04

Tout ou rien. Logique.

Tout ou rien. Logique.
Mais dans quel monde tu vis ?
Tu crois que tu peux encore appeler ça un monde, t'es bien naïf mon pauvre. Tu vis dans une société, qui plus est une société de consommation.
Tu aurais imaginé un jour que tu sois obligé de payer pour parler ?
Puis, dans cette société, un homme sans papier, sans plaque d'immatriculation, n'est pas un homme, il n'est rien, il n'est pas. Tu peux me dire sur quel monde on vit ?
La musique n'est que commerce, les catastrophes le deviennent, les sentiments sont commerces, les rêves le deviennent.
Aujourd'hui, il y a un petit afghan à vendre sur ebay, tu peux y aller, fait monter les enchères, histoires de redonner de la valeur à la vie humaine.
L'homme ne savait plus quoi vendre, alors il se vend lui même.

Tu croyais quoi ? Que parce que tu rêvais de liberté, tu étais libre ?
Tu es peut être aveugle après tout.
Non, désolé de te dire ça mais, le rêve, n'est plus ce qu'il était. Puis, qu'est ce que tu nommes liberté ?
Ceci dit, le rêve reste probablement le meilleur antidote au mal de cette société.
C'est comme ça que tu vis, et tu ne changeras pas.
Peut être une des dernières générations, oui, parce que maintenant, le rêve est préfabriqué.
A côté des produits surgelés et des plats cuisinés, tu trouveras bientôt des rêves pré-mâché. Tu n'auras plus qu'à y ajouter ta signature.

Tout ça te dégoute. Et pourtant tu continues.
Pour qui ? Pour quoi ?

Les questions, c'est peut être ce qui nous donne envie de continuer, tout au moins de ne pas arrêter.

Puis Merde. Tu sers à rien. Casses toi.
Et parle mieux.


Au cas où tu te demanderais, c'est un parfait monologue, ne te sens pas visé.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 16:03