Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous

Les gens sont drôles, les gens sont cons, les gens sont vous, les gens sont moi.
Les gens sont ce qu'ils sont.
Aujourd'hui tu leur sers de rétro, demain il y aura les caméras intégrées, tu leurs a déjà servis de couteau pour étendre leur confiture, aujourd'hui, il y a les céréales.

Tu es là, les pieds sur cette terre, seulement, ton esprit lui, est à dix milles lieux.
Tu ne sais plus vraiment où il se cache, tout ce que tu sais, c'est que ce n'est pas lui qui reviendra à toi, non ce n'est pas lui qui viendra là, se terrer dans une vie aussi peu vivante.
Si tu veux te trouver, alors bouge, voyage, suis toi toi même. Si tu en es capable.
Hier je me baladais, me roulant dans le ray grass d'Irlande. Aujourd'hui je regarde le soleil se coucher en plein Antarctique.

On a le droit de rêver, aujourd'hui, j'ai la naïveté de croire que j'ai les capacités de sortir ces rêves pour les mettre entre les mains de Réalité.
Une grande dame.
J'ai envie de m'endormir dans une cabine de studio, et de me réveiller au volant d'un combi.
De tourner la tête, et de voir ma vie tenir à l'arrière. J'ai envie d'odeur de café et de lumière dorée.
J'ai envie d'avaler du paysage et faire une indigestion de kilomètre.
J'ai envie de me sentir vieillir avec le même tic tac que les horloges franc comtoises. J'ai envie de voir la route s'arrêter, et me rendre compte que quelque part encore, la vie sauvage existe. J'ai envie de voir des chevaux s'amuser au loin.
Je veux voir Liberté dans son élément.

Et demain?


# Posté le dimanche 20 septembre 2009 05:52

Modifié le lundi 21 septembre 2009 15:22

Méditation.

Méditation.
Et mes rêves s'éteignent les uns après les autres,
A chaque pas de plus,c'est toujours un de moins.

Enervé d'être perdu, perdu d'être énervé...perdu ou énervé, au fond, peut importe, le résultat est le même, je me retrouve là, à vomir mes ressentiments.
Je ne cherche pas à être compris, enfin je ne cherche plus pour être exact.
Il faut que vous sachiez que de savoir qu'en écrivant cela, j'entre dans le stéréotype de l'adolescent mal dans sa peau, en manque de repère, qui ce croit incompris, seul face au reste du monde, n'arrange en rien mon dégout que j'éprouve envers ma propre personne.

J'ai la désagréable impression que le fait d'être comme je suis commence à me peser. J'ai toujours cherché l'invisibilité, et aujourd'hui, c'est exactement cela qui me pose problème, le fait que j'ai réussi. Paradoxe, oui probablement.
Si au départ, se mettre de côté, ne pas participé aux discussions, est un choix, cela finit par ne plus en être un au fil du temps qui passe.
Devenir invisible au point que les gens ne fassent plus aucune distinction du fait que vous soyez là ou pas.
Comme il nous serait impossible de faire demi-tour dans une rue à sens unique. J'ai d'ailleurs l'oppressante sensation de me diriger vers un cul de sac.

L'appréhension humaine de rater sa vie, d'aboutir sur le rien. Le néant.

Alors tu rentres chez toi, tu pourrais avoir la possibilité de te vider la tête, te reposer, eh bien non, j'ai à peine franchit le portail que déjà j'ai envie de me barrer. Loin. Ne plus revenir, juste partir, marcher, pour ne jamais s'arrêter, jusqu'à l'épuisement, finir là, comme un point qui s'écraserait définitivement au bout d'une phrase. Longue ou pas, belle ou pas, la fin de quelque manière qu'il soit reste une palissade infranchissable.

J'ai ce besoin grandissant de liberté, d'horizons nouveaux...
Je me plais à rester là, assis au milieu de nulle part, m'exposer en proie si facile pour la vie, seul, ouvert aux choses...


Oui, je ferme ma gueule, ce sera probablement beaucoup mieux comme ça.

Bonne soirée.



La fille qui rêve là haut, elle s'appelle Charlotte

# Posté le mercredi 27 mai 2009 10:16

Modifié le jeudi 20 août 2009 17:22